Roger Moore reste iconique pour son interprétation de James Bond. Mais sa vie conjugale raconte une autre histoire: quatre mariages, trois divorces tumultueux, et un dernier chapitre apaisé avec Kristina Tholstrup.
Moore lui-même l’a reconnu sans détour: “Je me suis marié quatre fois et j’ai causé beaucoup de douleur et de bouleversements autour de moi. Je suis un salaud égoïste”. Cette franchise brutale éclaire un homme conscient de ses échecs relationnels.
Doorn Van Steyn, Early Marriage, And The Patterns That Emerge
Le premier mariage de Moore survint alors qu’il n’avait que 18 ans. Doorn van Steyn, actrice et patineuse artistique, l’épouse en 1946. L’union dura jusqu’en 1953, période durant laquelle Moore construisait sa carrière d’acteur.
Ce mariage précoce révèle déjà une impulsivité qui marquera ses relations futures. À 18 ans, peu d’hommes possèdent la maturité nécessaire pour naviguer les complexités d’une union durable, surtout dans l’industrie du divertissement.
La séparation intervint au moment où Moore rencontra sa future deuxième épouse. Un pattern se dessine: l’attraction pour une nouvelle relation précède souvent la fin formelle de la précédente.
Dorothy Squires, Age Gaps, And Turbulence Cycles
Dorothy Squires avait 13 ans de plus que Moore lorsqu’ils se rencontrèrent en 1952. Ils se marièrent en 1953, peu après le divorce avec van Steyn. Leur relation fut marquée par plusieurs fausses couches et une instabilité croissante.
Moore, frustré par son incapacité à percer à la MGM, sombra dans une dépression. Il demanda sa libération du studio et retourna en Europe. C’est à Rome, sur le tournage de L’Enlèvement des Sabines, qu’il rencontra Luisa Mattioli.
Le mariage avec Squires s’effondra. Moore la quitta en 1961, bien que le divorce ne fut officialisé qu’en 1968. Sept années de séparation avant la rupture légale. Pourquoi cette lenteur? Probablement un mélange de complications juridiques et de résistances émotionnelles.
Luisa Mattioli, Longest Union, And The Wandering Eye Problem
Luisa Mattioli représente le mariage le plus long de Moore: ils se rencontrèrent en 1961 et se marièrent en 1969. Ensemble, ils eurent trois enfants: Deborah, Geoffrey, et Christian.
Pendant 25 ans, l’union sembla stable. Moore atteignit la célébrité mondiale avec James Bond, et Mattioli géra la vie familiale. Mais en 1993, année où Moore fut diagnostiqué d’un cancer de la prostate, une liaison avec le mannequin suédois Kristina Tholstrup précipita la séparation.
Le divorce fut finalisé en 2000. Les enfants Moore n’assistèrent pas au mariage de leur père avec Tholstrup, bien qu’ils aient accepté la nouvelle relation. Moore déclara ne pas les avoir invités pour éviter de les forcer à choisir entre lui et leur mère.
Kristina Tholstrup, Final Chapter, And What Changed
Kristina Tholstrup, aussi appelée Kiki, devint la quatrième et dernière épouse de Moore. Ils se marièrent à Monaco en 2002. Moore la qualifia de “bouée de sauvetage,” reconnaissant qu’il avait enfin trouvé une stabilité tardive.
Leur mariage dura jusqu’au décès de Moore en 2017, soit 15 ans. Qu’est-ce qui différencia cette union des précédentes? Peut-être l’âge, la maturité acquise après trois échecs, ou simplement une compatibilité plus profonde.
Moore lui-même admit son égoïsme passé, mais exprima aussi un bonheur sincère avec Tholstrup. Cette reconnaissance publique d’échecs antérieurs est rare chez les célébrités, qui préfèrent généralement réécrire leurs histoires en termes plus flatteurs.
Reputation Management, Public Confession, And Legacy Framing
Moore géra sa réputation conjugale avec une honnêteté inhabituelle. Plutôt que de minimiser ou justifier, il admit ouvertement avoir causé du tort. Cette stratégie désarme la critique: difficile d’attaquer quelqu’un qui reconnaît déjà ses fautes.
Ses mariages révèlent aussi une tension classique: la vie publique glamour versus les réalités privées désordonnées. Bond incarnait le séducteur infaillible, mais Moore vivait une tout autre réalité faite de divorces, de fausses couches, et de relations instables.
L’héritage de Moore inclut désormais cette dualité. L’acteur iconique, certes. Mais aussi l’homme imparfait, capable de reconnaître ses échecs tout en trouvant finalement une forme de rédemption conjugale. Et cette complexité rend son histoire plus humaine que n’importe quel personnage de fiction.


